Pourquoi n’y a‑t‑il pas eu de véritable débat d’idées avec les habitants, contrairement à ce que laisse entendre Laurent Boukandja dans sa déclaration à Ouest France.
Tout simplement parce que cette campagne a débuté par des trahisons et s’est poursuivie en dénigrant la maire sortante, Carole Le Yaouanq. Aucune proposition n’a été avancée, aucun programme n’a été présenté. À la place, on a assisté à une succession de racontars dignes de la presse à sensation et à une campagne entièrement construite contre la maire sortante. Or, cela n’a jamais constitué un projet.
Voici quelques exemples concrets rapportés par des habitants de Lignol.
- La mairie souvent fermée
- Impossible de les joindre au téléphone, je reviendrai plus bas sur les causes.
- Carole Le Yaouanq décidait toute seule
- Faire croire qu’il y aurait deux tours et qu’au second les lignolais pourraient choisir
- Le panachage des listes
Faut‑il rappeler dans quelles conditions a débuté le mandat de Carole Le Yaouanq ? La crise sanitaire liée au COVID n’a évidemment pas facilité la prise de fonction. À cela se sont ajoutés le départ à la retraite du secrétaire de mairie, puis le remplacement de cinq agents sur six, eux‑mêmes partis en retraite ou ayant déménagé. Sans oublier la tempête Ciaran, qui a lourdement touché Lignol et mobilisé l’équipe municipale pendant de longs mois.
Il est vrai que plusieurs habitants ont constaté, ces dernières années, que la mairie était parfois fermée ou difficile à joindre. Ce ressenti est réel et compréhensible. Cependant, il s’explique par des situations très concrètes : absences imprévues, arrêts maladie, surcharge ponctuelle, ou impossibilité matérielle d’assurer une permanence en continu.
Dans une petite commune comme Lignol, où l’équipe administrative est réduite, deux employées, la moindre absence crée mécaniquement une fermeture temporaire. Ce n’est pas un choix politique, encore moins une négligence : c’est une contrainte structurelle.
On peut discuter des solutions possibles, par exemple, une prise de relais ponctuelle par les adjoints, mais il est inexact de présenter ces fermetures comme une volonté ou une mauvaise gestion. Il s’agit plutôt d’une difficulté organisationnelle connue, expliquée, et liée aux moyens humains disponibles.
Il est également important de rappeler que le choix du prestataire téléphonique avait été acté en toute fin de mandat précédent, sous André Jaffré, pour une durée de cinq ans. Ce choix, antérieur à l’arrivée de Carole Le Yaouanq, a fortement pénalisé le fonctionnement de la mairie et provoqué de nombreux dysfonctionnements pour joindre les services municipaux. En aucun cas cela ne relevait de la responsabilité de la maire. Au contraire, elle s’est battue pour obtenir l’intervention du prestataire afin de résoudre les problèmes. Et dès que cela a été possible, ce prestataire a été remplacé par une société bien plus fiable, permettant enfin à la mairie d’être joignable sans difficulté.
Il est regrettable que certains élus et élues ayant rejoint l’équipe adverse n’aient pas rétabli cette réalité, alors qu’ils connaissaient parfaitement l’origine du problème. On voit bien que la mauvaise foi a parfois pris le dessus dans le seul but de convaincre.
Affirmer que Carole Le Yaouanq décidait seule est totalement faux. Des commissions existaient sur tous les grands sujets finances, voirie, projets structurants et chaque décision passait par un débat en conseil municipal. La quasi-totalité des délibérations ont été votées à l’unanimité. Seules quelques questions secondaires ont suscité des divergences, ce qui est normal dans une démocratie locale. Les projets majeurs, eux, ont tous été validés pour.
Il faut aussi rappeler une réalité simple, aucun maire ne peut gouverner seul. Tout passe par des délibérations, des votes, un contrôle du percepteur, des bordereaux suivis par la préfecture. Le fonctionnement d’une commune est encadré à chaque étape. En clair, prétendre qu’un maire fait tout tout seul relève soit de l’ignorance, soit de la mauvaise foi.
En définitive, il était nécessaire de rétablir les faits. Le mandat de Carole Le Yaouanq a été marqué par des circonstances exceptionnelles, des décisions collectives et un travail constant au service de Lignol. Les accusations simplistes ou infondées ne résistent pas à l’examen de la réalité. Les habitants méritent une information honnête, transparente et fidèle à ce qui s’est réellement passé.
Le panachage au second tour : une idée totalement fausse au regard de la loi
L’affirmation selon laquelle les électeurs auraient pu panacher au second tour est juridiquement fausse. Dans les communes de moins de 1 000 habitants, comme Lignol, le Code électoral impose un scrutin de liste à deux tours, avec listes bloquées. Cela signifie que :
- les électeurs votent pour une liste complète,
- ils ne peuvent ni ajouter, ni retirer, ni mélanger des noms,
- toute modification d’un bulletin le rend automatiquement nul.
Ces règles s’appliquent au premier comme au second tour, sans aucune exception.
Ainsi, prétendre qu’il aurait été possible de choisir individuellement les candidats ou de panacher au second tour relève soit d’une méconnaissance du droit électoral, soit d’une volonté de tromper les habitants. La loi est pourtant très claire : en-dessous de 1 000 habitants, le panachage est strictement interdit, quel que soit le tour.

