Très bel hommage à Louis Le Bastard

À Lignol, le devoir de mémoire ne se limite pas aux livres d’histoire : il s’incarne dans les lieux, les visages, et les gestes de reconnaissance. Le 29 septembre 2025, notre commune a rendu hommage à l’un de ses héros, le lieutenant Louis Le Bastard, Compagnon de la Libération, inhumé au cimetière de Lignol. Cette cérémonie, organisée dans le cadre d’un hommage national aux combattants de 1945, a permis de rappeler le courage et l’engagement de ceux qui ont offert leur vie pour la liberté. À travers cet évènement, Lignol s’est inscrit dans une démarche collective de transmission, de respect et de gratitude.

Beaucoup de monde pour l’hommage au Lt Louis Le Bastard avec la présence du souvenir français et des enfants de l’école de Lignol accompagné de leur maîtresse. 
Beaucoup de monde pour l’hommage au Lt Louis Le Bastard avec la présence du souvenir français et des enfants de l’école de Lignol accompagné de leur maîtresse. 

Hommage à Louis Le Bastard, Compagnon de la Libération

Le lundi 29 septembre 2025, une cérémonie d’hommage s’est tenue au cimetière de Lignol en mémoire du lieutenant Louis Le Bastard, Compagnon de la Libération, inhumé dans notre commune.

Organisée conjointement par la mairie de Lignol et le Souvenir Français, cette cérémonie s’est déroulée sous la présidence d’honneur de Monsieur Michaël Galy, préfet du Morbihan. Elle s’inscrivait dans le cadre de l’hommage national rendu aux 101 combattants de 1945, choisis pour représenter chacun des départements français à l’occasion du 80e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Le lieutenant Louis Le Bastard a été désigné pour incarner le Morbihan dans cette commémoration. Chef de poste à la frontière entre le Cameroun et le Gabon, il se rallie à la France libre le 27 août 1940, entraînant avec lui l’ensemble de ses hommes. Il prend part à de nombreuses campagnes : Gabon, Libye, Tunisie, Italie, Provence, Vosges et Alsace. C’est au cours de cette dernière qu’il est mortellement blessé par un obus, le 23 janvier 1945.

Sous la conduite de leur enseignante Lucie Defontaine, les élèves de l’école de Pont Robin ont pris part à l’évènement avec sérieux et dignité, allant jusqu’à défiler aux côtés des porte-drapeaux dans les rues de Lignol.

C’est à Londres, le 16 novembre 1940, que le général de Gaulle, chef des Français libres, fonda l’ordre de la Libération pour honorer les héros de la Résistance.

Tous ceux qui s’engagent à libérer la France de l’occupant nazi sont appelés à faire partie de l’ordre de la Libération, disait-il. Ce sont les Compagnons de la Libération.

1 038 personnes ont reçu ce titre, dont des résistants, des militaires de la France libre, tel que Louis Le Bastard, des étrangers engagés dans la lutte comme le général américain Dwight Eisenhower, qui allait devenir président des États-Unis d’Amérique.

5 communes ont également été faites Compagnon de la Libération:

  • Paris : symbole de la capitale libérée et de la Résistance urbaine ;
  • Grenoble : bastion de la Résistance alpine, très active dans les maquis ;
  • Nantes : théâtre d’actes de résistance marquants, notamment après l’exécution de Guy Môquet et de ses camarades ;
  • Vassieux-en-Vercors : village martyr du Vercors, détruit par les nazis, en juillet 1944, à cause de son total soutien aux maquisards ;
  • Île de Sein : dans le Finistère, presque tous ses hommes en âge de combattre ont rejoint la France libre dès juin 1940.

Il y a eu aussi 18 unités combattantes, des régiments des navires…, et 6 femmes : 

Berty AlbrechtCo-fondatrice du mouvement Combat, morte en prison à Fresnes en 1943 ;
Laure DieboldAgent de liaison du réseau Mithridate, secrétaire du chef de la résistance Jean Moulin. Elle a été déportée au camp de Ravensbrück ;
Marie HackinElle a créé le corps féminin de la France libre, elle a disparu en mer avec son mari, en février 1941. Leur bateau a été torpillé au large de l’Écosse ;
Marcelle HenryAgent de liaison du réseau d’évasion VIC, Elle a été arrêtée et déportée au camp de Ravensbrück ;
Simone Michel-LévyRésistante dans les PTT, organisatrice de réseaux de communication clandestins. Déporté à Ravensbrück ;
Émilienne Moreau-EvrardHéroïne de la guerre 1914-18, elle est devenue agent du réseau Brutus en 1942. Elle incarne la résistance féminine française.

La Croix de la Libération est la deuxième plus haute distinction française, juste après la Légion d’honneur.

Elle n’est plus attribuée depuis 1946.

Transmettre pour ne jamais oublier

À travers cet hommage rendu à Louis Le Bastard, Lignol affirme son attachement aux valeurs de courage, de liberté et de mémoire. En honorant ce Compagnon de la Libération, notre commune participe à une démarche nationale de reconnaissance, mais aussi à une mission essentielle : transmettre aux jeunes générations l’histoire de ceux qui ont combattu pour que nous puissions vivre libres. Que leur engagement continue d’inspirer notre présent et de guider notre avenir.

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Le souvenir français
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